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De tout temps, la finance a eu le gracieux privilège de ces visites conli-dentielles et intéressées , la rue Rainlmteau s’en souvient. Mais ce sontsurtout les talonnières ferrées des grands seigneurs, qui usaient le pavéde l’argentier du roi. Dieu sait combien de haut-de-chausses, de chape-rons de velours et de harnais de batailles, sont sortis de l’épargne deJacques Cœur .
« La noblesse est emprunteuse, c'est là sou moindre défaut. » Elle luidevait des sommes immenses, aussi, pour s'acquitter envers lui, Cha-bannes, Dammartin, la Trimouille et quelques autres, tirent-ils saisir sesbiens en çon absence. On excita la colère et la jalousie du roi contre cetbonnne qui, la veille encore, venait, de terminer, à force d’or et d’habi-leté, l’importante négociation de Turin .
Fort de son innocence. Jacques Cœur voulut se justifier; on le saisit,et il fut enfermé sous bonne garde dans le couvent des Cordeliers deBeauraire; on lit mine d’instruire son procès, mais la sentence était pro-