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sole, dans sa Théhaide profane de l'Ald>aye-an-Hois; l’antre, qui estencore jeune et belle, ne se consolera jamais, parce qu'elle sc souviendratoujours.
La cité d'Antin a été bâtie sur les ruines de l'hôtel de madame deMontesson : madame de Montesson avait beaucoup d’esprit, beaucoup detalent et beaucoup débouté; à ces causes, elle méritait l'honneur quedaigna lui faire Louis XVI , en lui permettant d’épouser un prince quin’était rien moins qu’un duc d'Orléans .
Hans les premières années de l’empire, l'hôtel Montesson appartenaitau célèbre fournisseur Ouvrard ; en 1810, il était occupé par l’ambassaded’Autriche; le mariage de Napoléon avec Marie-Louise coûta cher à l’am-bassadeur autrichien : au milieu de la fête splendide qu’il avait offerte àl’empereur et à l’impératrice, il vit périr la princesse de Sclnvartzemberg.dans les flammes qui incendièrent la salle du bal; un jeune historien,qui a plus d’argent que de raison, s’est efforcé de faire expier à l’empirela mort de cette pauvre princesse, par la débâcle de Waterloo ! Jacques-le-Fataliste avait du moins de l'esprit.
L'illustre Lamoignon-Malesherbes a vécu dans la rue des Martyrs ; latragédienne Dumesnil demeurait dans la rue Blanche; les frères Ituggiérifabriquaient leurs pièces d’artifices dans la rue Saint-Lazare; un évêquede l’ancien régime, AL de Talleyrand, se maria en 1797, dans un petithôtel de la rue Taitbout; enfin, dans le monde d’aujourd’hui, Talma etHorace Vernet, mademoiselle Mars et mademoiselle Duchesuois ontlaissé de glorieux souvenirs de leur passage à la jolie rue de la Tour-des-Dames.
L’est la galanterie qui a pendu la première crémaillère , dans presquetoutes les rues de la Chaussée-d’Antin ; après la Guimard , qui ruina leprince deSoubise, voici laüuthé qui ruina le comte d’Artois, voici la Der-vieux qui avait juré de ne ruiner personne, en se promettant de recevoirles aumônes amoureuses de tout le monde. En 1770, les deux plus beauxhôtels de la rue Chantereine appartenaient à ces deux jolies femmes,de galante mémoire; sans doute, elles voulurent purifier les fonds secretsde leur opulence équivoque, en contribuant à la décoration d’un nouveauquartier, d’une nouvelle ville.
La rue Lbantereine débuta d’une façon admirable, dans ses relationspubliques avec le grand monde parisien : elle obtint du hasard, sous lerégné de Louis XVI , l’insigne et amusante faveur d'offrir un pied-à-terreâ deux célébrés personnages, à deux voyageurs étrangers, qu’il serait in-juste de flétrir de la même peine, c’est-à-dire du mépris que l’on doit aumensonge et au charlatanisme : l'un de ces hommes se nommait Mesmer ;l’autre avait nom Lagliostro.
En ancien avocat au parlement de Paris , un ancien ministre de la lies-