SAINT-ANDRE-DES-ARTS.
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est pendant le calme des nuits, aucarrefour désert des grandes cités,que j’aimerais à voir le philosopheet l'historien venir évoquer les sou-venirs des temps passés et étudieravec lecteur, autantqu’avec l’esprit,les vérités de l’histoire.
Durant ces heures où tout estomhre et silence, l’imagination,dégagée des distractions des senset s'aidant seulement de la mé-ra °ire, peut reconstruire, par cn-4^," chantement, les choses que la maindu temps et la main des hommesont fait disparaître. A ces édificesqui vous environnent, l’obscuritésemble donner la noire empreintedes ans, et trompé par cette vagueapparence, vous vous prenez natu-rellement à peupler ces demeuresavec les idées, les habitudes et sur-tout les passions des hommes qui,jadis, ont passé par là.
Certes, il n’est pas au monde unthéâtre plus favorable pour rece-voir de semblables impressions quece vieux sol parisien, si activementremué depuis des siècles par letravail incessant de toutes les pas-sions humaines. One de crimes ! quede vertus ! que de tristes et mer-
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