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Tome second.
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HUE SAIN T - A N1) H E -1) E S - A K T S.

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les cendres reposaient dans une des chapelles qui lui avaient appartenudurant sa vie. Une autre chapelle était ornée d’un ex-voto, placé par Ar-mand Arouet, frère de Voltaire. Cette église, depuis son origine, jouatoujours un assez grand rôle dans ces luttes de juridiction ecclésias-tique dont se préoccupaient si vivement nos pères, et dont le récit a sipeu de charmes pour nous : l'on doit naturellement supposer que la rueSainl-André-des-Arts, rue essentiellement paroissiale , bourgeoise et clé-ricale, prit une part active à toutes ces petites querelles de sacristiedont l'histoire daigne à peine nous parler. Nous eussions bien vite re-noncé à notre projet d’appeler un véritable intérêt sur la rue Sainl-André-des-Arts, s’il nous eût fallu fouiller dans de semblables ténèbres pouren extraire seulement, à force de recherches et même de suppositions,d’aussi pâles souvenirs que les querelles d’amour-propre des abbés deSaint-Germain, de Sainte-Geneviève et de Saint-Séverin, et pour repro-duire tout au plus la monotone et insignifiante physionomie de quelquesmoines, clercs ou bourgeois, animés par de petites passions et par depetits intérêts dont l’objet nous échappe. Mais voici venir le sombrerègne de l’infortuné Charles VI : tant de calamités s’accumulent surParis , qu’il n’y a pas dans cette ville un seul pouce de terrain où il nesoit rencontré place pour un malheur. C’est la rue Saint-André-des-Artsqui verra jouer le premier acte du drame sanglant qui mettra la couronnede France aux mains de l'étranger, et désormais, au nom de cette rue ,va s’attacher un grand et éternel souvenir.

L’état de démence du roi Charles VI a livré la France à toutes les dé-vorantes ambitions des grands du royaume : de ces ambitions naissentdes crimes sans fin. Deux factions surtout se lèvent menaçantes pour lafortune de la France : ce sont les factions de Bourgogne et d’Armagnac;elles déchirent le peuple en s’entre-déchirant elles-mêmes. Ce n’est pasassez pour la haute noblesse de promener la dépradation et la mort ausein du pays, de multiplier de toutes parts les désordres, de faire enquelque sorte rétrograder la civilisation; il faut que ces indignes Fran-çais poussent l’oubli de tout devoir jusqu’à faire intervenir l'étrangerdans leurs misérables querelles. Ainsi, les premiers feudataires duroyaume abandonnèrent sans honte la bannière de France , à la batailled’Azincourt , et les princes du sang eux-mêmes entrèrent en négociationavec le roi d’Angleterre.

Déjà l’on avait vu l'exécrable ambition des grands, pendant la minoritéde saint Louis, s’appuyer sur l’Anglais pour attaquer ce jeune roi, et sousJean-le-Bon s’unir encore à l’Angleterre, pour soulever Paris contrele dauphin : maintenant ils font si bien, que l'infortuné Charles VI vadéclarer son lils indigne du trône, et qu’un infâme traité, le traité deTroyes , va consacrer cette spoliation, en instituant l’étranger régent et