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Tome second.
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HUE SAINT-ANDRE-DES-AIITS.

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niée, les chaînes sont tendues aux carrefours, ribauds et filles folles ontregagné la cour des Miracles : Dormez en paix sous la sauve-garde devotre très-redouté et puissant monarque, Philippe-le-Bel , de son ministreEnguerrand de Marigny et de messire Etienne Barbette, prévôt de labonne ville de Paris .

L’origine de la rue Saint-André-des-Arts, en entendant par là un lieuhabité, remonte aux temps les plus reculés de la monarchie. Felibien etJaillot veulent qu’elle ait été percée sous la troisième race, sur le ter-rain dit de Laas ou Lias. Elle aurait même, dans le principe, porté cenom, qui ne serait qu’une altération des mots : Li arx, le palais ou lacitadelle, dont on a fait plus tard, en revenant à la véritable étymologie,ars, arcs, et qu’on écrit maintenant arts, par une très-fausse application.Le voisinage du palais des Thermes, dont les jardins et dépendancess’étendaient sur le terrain qu’occupe aujourd’hui cette rue, nous faitadopter cette opinion de préférence à celle de Sainl-Foix, qui attribuel’origine dece surnom aux boutiques d’armes de guerre etsurtoutd’arcs,établies en ces lieux.

Quoi qu’il en soit, l’existence proprement dite de la rue Saint-André-des-Arts, comme partie inhérente de Paris , ne date véritablement quedu règne de Philippe-Auguste , à l’époque où ce prince fit entreprendrele mur d'enceinte, sur la rive droite de la Seine . Jusque-là, ce qu’ou ap-pelait rue de Lias ou Laas, ne devait être, en effet, qu’une réunion dequelques pauvres maisons habitées par les serfs de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés , abandonnées à l'approche des bandes normandes, etmaintes fois saccagées ou brûlées par ces féroces aventuriers.

Comme nous venons de le dire, la rue Saint-André-des-Arts prit enfinde la physionomie et de l’importance en se réunissant à la capitale, parl’ordonnance royale de 1190. Un peu plus tard, cette valeur s’augmentaitencore parla création de l’église paroissiale de Saint-André-des-Arts, dontles constructions furent commencées en 1210, et dont on voyait , il y aquelques années, les ruines à l’endroitoù s’étend la place du même nom.

Depuis le xvi e siècle, il ne restait guère que la nef de la primitiveéglise. A cette époque on en avait reconstruit les autres parties, etmême la façade principale n’avait été achevée qu’au xvn e siècle. Cetteéglise, supprimée en 1790, fut un des théâtres où se célébrèrent les follesfêtes de la Raison et de la Liberté. Elle a été démolie ensuite dans unintérêt de salubrité pour les quartiers avoisinants.

Dulaure , dans son Ilistoirede Paris, ditqu’elle renfermaitles tombeauxde quelques hommes illustres, entre autres les sépultures des célèbresfamilles de Thou et de Conti. Plusieurs de ces personnages durent sansdoute habiter la rue qui nous occupe. Nous n’avons pu nous assurer si dece nombre serait le fameux Jacques Coitier, médecin de Louis XI , donl