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Tome second.
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Martin, obligea ces derniers de transporter la geôle, l'auditoire et lagrande porte du prieuré sur la rue Saint-Martin. Ce changement n’eiillieu qu’en 1575. Derrière les bâtiments et les jardins du monastère, ilexista, jusqu’au xv' siècle, un terrain assez vaste, en forme de carré longet fermé par des barrières en bois : c’était un champ clos où avaient lieules duels judiciaires fort en usage, comme on le sait, pendant plusieurssiècles. L’un des plus célèbres dont le champ clos de Saint-Martin aitété le théâtre, se passa en 158G. Jean de Carouges et Jacques Lcgris,deux gentilshommes normands, après de longues plaidoiries au parle-ment qui n’eurent aucun résultat, descendirent dans l’arène pour unecause bien légitime du reste. Jacques Legris était accusé d’avoir profitéde l’absence de Jean de Carouges pour s’être porté â un attentat enversla femme de ce dernier. Il niait le crime, et Charles VI , voyant l’inuti-lité des / ’ es des avocats, crut pouvoir connaître la vérité en se

rapportant à l’antique jugement de Dieu . Jacques Legris fut vaincu et

foulé à terre par son rival ; il refusa d'avouer le crime, bien que le sei-gneur de Carouges lui mît l’épée sur la gorge. Suivant les règles du dueljudiciaire, Jacques Legris fut pendu ; son innocence ne tarda pas à êtrereconnue, dit-on, et la dame de Carouges fut obligée d’aller Unir sesjours dans un couvent.

La communauté de Saint-Martin, enrichie par les dons considérables