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Tome second.
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que lui lii'cnl les rois de France onde simples particuliers, était comptéea la lin du xvm c siècle au nombre des grands bénélices de la capitale.A un revenu de -cinq mille livres, le titulaire joignait la colla-

tion de vingt-neuf prieurés, la nomination à deux vicaireries perpétuellesdans la cathédrale de Paris, à nue autre dans celle d’Etampes , et à cinqcures de la capitale, savoir: Saint-Jacques-de-la-ïïoucherie, Saint-Nicolasdes-Champs, Saint-Laurent, Notre-Dmne-de-Bonne-Nouvelle et Saint-Josse.Il nommait encore les cures de vingt-cinq églises situées dans le diocèsede Paris , et trente dans diverses parties du royaume; c'était donc uneposition très-recherchée que celle de prieur de Saint-Nicolas, aussi lut-elle souvent occupée par des personnages remarquables. Les plus connussont: Pierre Asselin de Montaigne, cardinal de Laon , ministre, deCharles M, mort empoisonné, dit-on, en 1588; Guillaume d'Estoutevillc,successivement évêque d’Angers, de Beziers ; de Térouenc», archevêquede Itouen et cardinal légatdu Saint-Siège , mort en 1485, enlin, le fameuxcardinal-ministre, duc de lîichelieu, qui, ayanlpris possession du prieureîle Saint-Martin le 7 novembre 1653, le conserva toute sa vie.

Au moment où la révolution de 1789 éclata, les moines de Saint-Victoravaient fait dans l'Intérieur et même à l’extérieur du prieuré des chan-gements considérables. Outre le cloître dont j’ai parlé précédemment etqui fut rebâti en 1702, quelques années plus tard les anciennes fortifi-cations qui environnaient l’abbaye furent démolies; à la place qu’ellesoccupaient, on continua la grande rue Saint-Martin, et dans une partiedes mursqu'ils élevèrent, les religieux firent construire, de 1712à 1714,plusieurs belles maisons, qui existent encore aujourd’hui. A la mêmeépoque, ils offrirent à l’administration municipale la concession néces-saire pour établir une fontaine que l’on voit au coin de la rue du Vert-Bois. La prison et l’auditoire furent également reconstruits. Aux portesde l'abbaye se tenait depuis longtemps un marché qui embarrassaitsingulièrement la voie publique, les religieux transportèrent ce marchéderrière leur jardin sur l’emplacement où avaient lieu autrefois les duelsjudiciaires; une boucherie et un corps-de-garde pour le guet de Paris yfurent également établis. Ce marché fut ouvert en 1765. Des dortoirs etautres appartements claustrales avaient été bâtis sur les jardins du mo-nastère, à gauche de l’église et du cloître : « Cette maison a été finie en» 1759, dit le géographe parisien; c’est une des plus grandes et des» plus spacieuses; elle a soixante-deux toises de longueur sur dix de« largeur, et quarante-cinq pieds de hauteur. Le rez-de-chaussée est» distribué en péristyles voûtés pour conduire à l’un des plus beaux» escaliers hors-d’œuvre; les marches delà première rampe ont jusqu’à» onze pieds de longueur. Cette maison est du dessin de M. de Latour.» architecte. »