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Tome second.
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» ils l'allèrent trouver ; et pour le faire courl, elle leur quitta le lieu a per-» pet U i té, à la charge de payer par chacun an cent solz de renie, et huirl» livres d'amendements dedans six ans seulement. » ( Ihtbrcuil, Antiqui-tés de Paris , p. 990.i Devenus possesseurs de cette maison, les deux me-nestriers tirent faire des chambres et des bancs à lits, au premier desquelsfut couchée la lionne femme paralytique, qui n'en sortit qu'après sa mort.L’hôpital prit le nom de Saint-Julien,et les deux fondateurs placèrent àla porte d'entrée une boîte pour recevoir les aumônes de ceux qui ve-naient à passer. La fondation des deux jongleurs réussit, et en 1551, ilsréunirent les autres ménestriers de Paris , et formèrent une confrérie quitravailla à la propagation de cet hospice. L’année suivante, l’abbesse deMontmartre concéda entièrement le terrain aux confrères, moyennantsoixante, livres une fois payées. En l">4,les ménestriers purent réunirassez d'argent pour construire une petite chapelle où ils obtinrent, nonsans quelque peine, il est vrai, d’établir un prêtre desservant ’s

s'engagèrent par serment prêté sur l'Evangile , de constituer dans quatreans une rente de seize livres. Celte petite église n’avait de remarquable(pie la fondation charitable à laquelle elle appartenait. L une des troisligures qui en décoraient le portail, méritait rc ’ _ c attention:

elle représentait un jongleur qui tenait de la main gauche un violon et dela droite un archet très-long dont il se servait pour jouer de sou instru-ment. Ou a prétendu que c'était la ligure de Colin Musct, jongleur-poêlede la fin du xm' siècle, qui nous a laissé plusieurs chansons pleines degrâce et d’esprit. Devenu vieux et riche, Colin Muset aurait légué unesomme considérable à l’hospiccfondé par sa confrérie, et quand il mourut,son image auraitété placée à l’endroit où l’on mettait ordinairement celledes principaux bienfaiteurs de tous les monuments religieux.

Mais hâtons-nous de traverser le boulevart et de monter le faubourgSaint-Martin. A droite,je me contenterai de signaler l’ancien couvent desCapucins, occupé aujourd’hui par la garde municipale, et un peu plus hautdans le faubourg, celui des Ilécollets, transformé depuis 1802, en hospicepour les hommes incurables. En face, et sur la gauche, se trouve l’égliseet le marché Saint-Laurent dans lesquels je m’arrêterai quelques instants.

Il ne faut pas croire (pie l’église Saint-Laurent d’aujourd’hui ait étébâtie immédiatement sur le terrain de celle qui existait au vi' siècle. Eetleancienne église, détruite par les Normands, était plus rapprochée de laporte Saint-Martin, et située à la hauteur de la rue Grenier Saint-Lazare.Reconstruite â la lin du xn' siècle environ, sur remplacement qu’elleoccupe aujourd’hui, l’église de Saint-Laurent fut à cette époque érigéeen paroisse etsoumise â l'administration du prieure de Saint-Martin-des-Champs . Elle fut aussi.complètement reconstruite au commencement duxv' siècle, et dédiée le 19 juin 1429. Elle fut augmentée en 1548 et refaite