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des hommes, el M. le due l'amant le plus aveugle de ce temps-là, desagents adroits et sûrs reçurent l’ordre de se glisser à la Courlille et d’ob-server exactement ce qui s’y passait : il y avait un rapport scandaleux àfaire, et Dubois se réjouissait à la seule idée de jouer un mauvais tour àla maîtresse favorite, et de détruire ainsi une influence qui l’offusquait.11 payait, dit-on, fort cher madame de Parabère, pour que, dans l’inti-mité dont elle jouissait, elle ne contrariât pas ses desseins, mais malgréses largesses, il n’était jamais sûr de cet appui fragile et changeant. Quantà madame de Prie, son étoile pointait à peine, et la chose avait bienmoins d’importance, puisqu’elle ne regardait, en effet, que M. le duc.Les agents obéissent avec empressement; ils se glissent sous les om-brages de la Courlille ; ils ne laissent pas passer une femme sans la re-garder sous le nez ; ils cherchent cachées sous quelques déguisementsbourgeois les figures aristocratiques qu’on leur a désigné, et que d’ail-leurs ils connaissent bien; madame de Parabère était loin de là, le cabaretde la Courtille n’avait pas l’honneur d’héberger l’ambitieuse madame dePrie. Tout-à-coup, un de ces observateurs s’arrête devant un jeune gen-tilhomme, d’une taille élégante et, bien prise, l’épée au côté, le chapeau
a plumes sur l’oreille, la petite moustache frisant sur la lèvre supérieure,l observateur regarde, hésite, ce n’était pas madame Parabère, c’étaitbien mieux.
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