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Tome second.
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la coalition ; parmi les Prussiens.les Anglais el les liasses on ne trouvai!pins que des l-’raneais.

L'empereur Alexandre lui-nième était tributaire delà rue \ menue :il y faisait, des emplettes à l'intention de madame de Krüdner.

C’est un problème insoluble (pie de savoir où la rue Vivienne trouveassez d’beures pour fabriquer tant de robes, de chapeaux et de pantalons.Laplace lui-même, celte équation faite bouline, ne le résoudrait pas. Plusactive que Dieu , elle travaille six jours, mais ne se repose pas le septième.Quant au chiffre de ses produits, M. Charles Dupin l’a cherché et toutnaturellement il ne l’a pas trouvé.

La rue Vivienne présente un éblouissant spectacle, un soir d’été, quandle soleil empourpre l'horizon; c’est, du Palais-Hoyal aux houlevarts, uneprocession de désœuvrés qui (aillent leurs visages aux devantures des ma-gasins. Les femmes, comme d'imprudentes alouettes, viennent se grouperautour de ces transparentes prisons où s’élèvent des pyramides de fichus,s’étalent des guirlandes de manchettes, s'enroulent les dentelles, el sesuspendent en girandoles les mille riens charmants qu’enfante le ca-price, ce veau d’or des Parisiennes.

Une des plus grandes illustrations contemporaines, un homme dontle nom vole de Lisbonne à Moscou , le Napoléon delà contredanse, le mes-sie du galop, Musard, après avoir trouvé son Bethléem dans la rue Saint-Honoré, est allé se perdre dans la rue Vivienne. C’est là (pie ce chef,nous dirions volontiers ce capitaine d'orchestre, a vu pâlir cette renom-mée (pii a déjà fait tant de bruit, s’éteindre cette gloire qu’il avait con-quise l’archet à la main, mourir ce nom qui a eu sa grandeur et sadécadence comme un empire. De ses concerts retentissants, il ne restequ'une salle où un autre a pris la place, et cependant l’Europe a passé autravers de cette salle, qui a vu toutes les grandes célébrités, depuis DomPedro jusqu'à Paganini , depuis Chodruc-Duclos jusqu’à Hussein-Dey, de-puis le général Allard jusqu’à madame Lall'arge ! Elle a tout vu, des pa-chas el des boyards, des mandarins et des sagamores, des cheicks et. desmargraves, des ha va itères et des grands ducs. C’est dans cette salle quel'archet de Musard a galvanisé le bal masqué ; c’est dans cette salle quece galop terrible, foudroyant, la seule chose originale que le xix' siècleait inventée; ce galop dont toutes les jambes contemporaines garderontla mémoire, a, pour la première fois, emporté la foule dans son tour-billon.

Quand sonnait minuit à l'horloge du carnaval, celle horloge où il esttoujours l'heure des extravagances, la rue Vivienne s’emplissait de bruit,d’agitation, de tumulte : les gardes municipaux essayaient de con-server l’apparence de l’ordre dans le désordre ; les fiacres paresseux arri-vaient conduits par des postillons, de vrais postillons armés de flambeaux;