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nologique, et i'sutistc ayant répète en souriant : «Vous m'avez cru loti?»le docteur répliqua gravement : « Je suis loin d’être revenu de eette opi-nion. » Les rieurs alors changèrent de camp.
La rue l’iepus a son cimetière privilégié, concession faite sous l'Empirea plusieurs nobles familles. Là dorment les Montmorency, les .Noailles;là repose Lalàyetle, cet astre des deux hémisphères dont l'éclat a été sivif et dont la marche sans règle appréciable est et sera longtemps encoreinexpliquée. Dans ce champ de mort, dont l’étendue est de quelquesmètres, tout est solennel et sévère; pasde mausolées, pas de longues épi-taphes, pas de fleurs: en se fanant elles symbolisent l’oubli, et toujourselles se fanent faute de larmes pour les raviver; une table de marbre ouune simple pierre dit le nom de celui qui n’est plus et la date où ila dit adieu à son blason.
Un concierge plus érudit que bien des inspecteurs de monuments pu-blics, meilleur bibliophile que bien des archivistes littéraires, vit depuisdix-neuf ans parmi ces tombes illustres, qui sont aujourd’hui au nombrede quarante, comme les fauteuils académiques. Questionnez le vieux ci-cérone sur les annales de la rue l’iepus, sur ses vieilles c es, sur
ses établissements modernes, il vous dira tout ce que les bornes de cetarticle ne me permettent pas d’écrire.
Un de nos collaborateurs dit qu’il croit à la prédestination de certaineslocalités, et qu’il y a telle place publique, tel carrefour qui, par une forcemystérieuse et providentielle, semblent éternellement voués à la mêmespécialité.
Les annales de la rue l'iepus argumentent en faveur de cette croyance.Dans la chaîne des temps qui sert de tracé à cette rue, le premier anneaufut un monastère hospice.
Cette chaîne s’est brisée sous le choc des révolutions, puis elle s’estrenouée, et son extrémité est venue se sceller de nouveau, par attraction,aux murs du cloître et de l’asile hospitalier.
Aujourd’hui la rue l'iepus compte deux hospices, plusieurs pension-nats, trois maisons de santé, un séminaire et le couvent la PerpétuelleAdoration. L’éducation y prépare l’avenir à l’enlànce; le cloître accueilleles croyances que le monde n’a pas tiédies; le pauvre trouve un lit,qu’une famille princière a préparé pour lui. Espérance, foi et charité, larue l’iepus résume et met en action ces trois vertus chrétiennes,‘quidoublent de force par leur union.
Mauiuce Aliioy.