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monlo la garde à la grille d’entrée. Derrière lui s’allongent de galantsparterres symétriquement dessinés; et sur les côtés de la place, quel-ques invalides ratissent, bêchent, cultivent enfin des jardinets partiru-
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liers, où la rose fleurit pour le corset de leur belle; où grimpent aussi àîles berceaux treillages la gracieuse clématite et le volubilis tricolore.
I
Souviens-toi qu’Apollon a bâti des murailles.
Et ne t’étonne pas que Mars soit jardinier.
Quittons cette place extérieure, passons sous la grande porte, et sa-luons la statue équestre du royal fondateur; entrons dans la cour Napo-léon, suivons de l’œil, dans cette cour, lesglorieux débris de nos arméesimmortelles; voyons-les se glisser, vieux ou aveugles, le long de cesquatre corps de bâtiments; écoutons retentir leurs béquilles sur lesdalles des arcades; ils montent, ils descendent, ils vont et viennentcomme les habitants d’une fourmillière. Attention! le tambour bat; lesquatre réfectoires sont ouverts. Là, au milieu de peintures à fresque,représentant des victoires du règne de Louis XIV , des tables rondes dehuit couverts sont dressées, et chaque soldat y vient prendre sa placeaccoutumée. Alors commence un curieux, un intéressant spectacle :l’aveugle arrive, appuyé sur l’épaule du manchot qui lui sert de guide, et