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Tome second.
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RUE SANS NOM.

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lexécution. Le peuple, dans sa justice expéditive, avait saisi le coupable,lavait hissé sur léchafaud, couché sur la bascule, roulé sous le couteau,et cen était l'ait du malheureux sans la précaution que lon prenait tou-jours, sans doute par instinct. Lexécuteur, qui était venu ouvrir lui-

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même, répondit à cette demande atrocement singulière que M. Sansonétait sorti, que lui seul avait la clé, et quil ne reviendrait pas avant deuxou trois heures. Il fallut se résigner: la foule sécoula peu à peu, mais lepatient promis à la mort était toujours dans son affreuse position. Enfin,après un temps dont on ne peut calculer la longueur si lon veut se mettreà la place du pauvre diable, on vint le délivrer. Rien ne peut redire sonétat et ce quil avait souffrir dans cette lente agonie.

Moins par curiosité que pour rappeler à M. Sanson le but de ma visite,je le priai de me faire voir la chambre il tient renfermés les instru-ments destinés aux différents genres de supplice usités autrefois.

La vue de ce musée me glaça dhorreur, moins par ce que jy vis, quepar ce quil me rappela.

Une seule chose, dans ce sanglant conservatoire, mérite quon enparle; cest le sabre avec lequel M. le marquis de Lally fut décapité. Onle fit faire exprès, et il en fut fondu trois avant quon en pût trouver unconvenable.

A cette époque, lorsquune exécution remarquable avait lieu, les jeunes