S’il vous plaisait de prendre des hottes de sept lieues, vous pourriezenjamber aujourd'hui les événements et les siècles, pour assister à cellesanglante tragi-comédie qui a nom la Ligue, et dont les principaux per-sonnages s’appellent de C.uise et de Valois. —Vous avez été bien bon deme suivre, et je liens a vous (aire les honneurs de ce nouveau spectacle,qui représente des barricades, échelonnées dans la rue de la Monnaie,dans la rue des Poulies, tout près de la chapelle du Petit-Bourbon.
Le duc de Guise est entré dans Paris ; on entend déjà le signal de larévolté,elle pauvre Henri 111, (fui ne manque pourtant ni de vaillance nide volonté, encourage lui-même la sédition populaire, à force de fai-blesse, à force de lâcheté; comprenez-vous qu’en cette occasion, en unpareil jour, un roi de France ait laissé à un rebelle assez de temps etassez de force futur soulever le peuple? La royauté se réveille à la fin;mais dans l’histoire politique, aussi bien que dans le plus petit monde,comme on fait son lit, on se couche : Henri 111 a permis au duc de Guisede lancer des pavés dans le jardin royal, et le roi de France se réveillesur des barricades !
J’aperçois à merveille, et vous apercevez aussi, le maréchal de llirona la tète des gardes suisses et des gardes françaises, M. Damnent quigarde le pont Notre-Dame avec une double haie d'arquebusiers, Ghillnn
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