I> HOM E.N AltES DU l'AItlS
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temps quelles doivent la pieuse rondalion de leur communauté à Isabellede K rance, sœur de saint Louis; qu’elles ne font plus de miracles ; qu'ellesont des mœurs et une discipline beaucoup moins austères; qu’elles ontquitte l’uniforme de la maison, pour prendre des habits mondains etporter des bijoux; qu'elles reçoivent des visites au parloir, en plein jour...,et même, ne va-t-on pas jusqu’à faire des commentaires sur leurs petitesfenêtres, (pii semblent avoir été construites tout exprès pour favoriser desescalades nocturnes; et cela parce que le bon saint Vincenl-de-l'aule afait dans le temps quelques rétlexions à ce sujet dans une lettre qu’ilécrivait au cardinal Mazarin; parce que jadis une religieuse, à l’âme unpeu trop tendre, sortit du couvent avec les honneurs de la guerre, grâceau roi vert-galant, et devint abbesse de Saint-Louis-de-Yernon, ce qui,suppose-t-on encore, a dû exciter l’ambition des autres; mais les chantsauront beau cesser, Lonchamp sera toujours à la mode. On aura beauensuite vendre l’abbaye, abattre les cellules; le bois de Boulogne seratoujours là, et l’on continuera d’v venir, sinon en pèlerinage, du moinsen promenade. Les parvenus, les fournisseurs, les incroyables, les mer-veilleuses, les habits carrés, les costumes grecs, les tilus, les caracalla,les radoucîtes, les carmagnoles et enfin les fracs, les bottes, les dessousde pied, les paletot et les hven, remplaceront tous ce monde frisé, pom-madé, parfumé, pailleté de la régence et de Louis XV .
A commencer par nu i, je me trouve tout porlé dans ce bois de Bou-logne , qui est bien réellement une promenade de l'aris, quoique exlrà-murus, ou , suprà-muros, depuis les fortifications, et à travers lesallées duquel je voulais faire ma dernière excursion. Ce bois, de quatrekilomètres en longueur, sur deux de large, est désigné, dans une or-donnance de 1577, sous le nom de bois de llouverai. Le village voisin,«pii lui-mème s’appelait anciennement Boulogne, a fini par lui procurerson nouvel extrait de baptême.
En revenant de Longehamp, dont il ne reste plus (pie la plaine, le pre-mier objet qui me frappe est la Eolie-Sainte-James. Un seul rocher duparc coûta quinze cent mille francs au trésorier général de la marine,qui, sous Louis XY1, se lit construire celle fabuleuse habitation, ce quilui valut de la part du roi le sobriquet de l'homme au Hocher. Apresavoir scandalisé la ville et la cour par sou luxe de Lucullus, Sainte-Jamesfinit par faire, en 87, une légère faillite de vingt-cinq millions (huit demoins que le prince de Guéménée) ; il fut mis à la Bastille, et n’en sortit(pie pour mourir d’indigence et de chagrin. Un dicton bourgeois ditqu’il faut acheter les folies des autres. Le fournisseur llaiuguerlot luieu effet plus adroit et plus heureux que le premier propriétaire : il trouvamoyeu, sans se ruiner, de donner à la Folie-Saiute-James des lèles detreille mille livres chaque et de la revendre ensuite à un frère de Bona-
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