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Tome second.
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IMtOMENADES DE PAH 1 S.

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parte. Apres avoir été successivement habitée par madame la duchessed'Ahrantéset M. Thiers, et s’êlre vu convertir l’an dernier en une maisonde santé à l’usage des malades comme il faut, sous le patronage de ma-dame Hécamier et de monsieur de Chateaubriand, la Folie-Sainte-Jamesest devenue la propriété de M. Bénazet, qui l’a louée à lord Covvley, am-bassadeur d’Angleterre. Cette ravissante villa s’est entourée successive-ment d'élégantes maisons de campagne et de chalets fashionables, quiont fini par constituer un nouveau village avec lequel le parrain enfumédu bois ne peut plus soutenir la comparaison, et je ne vois pas pourquoile bois de Boulogne ne s'appellerait pas un de ccsjoursle bois Sainte-James.

Beudant que nous y sommes, si nous allions à Madrid , non pas pourvoir Espartero , qui n’y est plus, mais pour contempler la place où fut lechâteau Jiàti en 152!) par François I ", sur le modèle et en mémoire decelui où il avait été trois ans prisonnier en Espagne , après la bataille dePavie. Singulier souvenir que ce roi chevalier a voulu se donner là ; ilaura pu inscrire sur les vitraux de son nouveau manoir :

« <r/oire varie• Et bien loi qui s’y fie. »

Charles IX et Louis Xlll vinrent souvent, à leur tour au château deMadrid que, de nos jours, Louis XV11I a fait démolir: le roi exilé redou-tait-il le souvenir d’un roi captif? c’est ce que j’ignore; tout ce que jesais, c’est que ” ’ mentde cette royale villégiaturé est occupé main-

tenant par des ouifs frais et des beeftecks. A propos de restaurants, lacour de Cassation a dû porter un coup terrible à ceux du bois de Boulogne ,en supprimant les duels. Il est avéré qu’ou plume beaucoup moins decanards à la porte Maillot. A défaut de s d’honneur, on s’en relirecomme on peut sur les cabinets particuliers.

On loue des chevaux à la porte Maillot et même des ânes ; des ânes aubois de Boulogne ! C’est bien la peine d’avoir un jokeis-club et à quel-ques pas de là, un dépôt des haras. Heureusement ces modestes mon-tures suivent humblement la contre-allée, l’espèce de chemin de rondequi conduit à la porte de Madrid, laissant le pavé du roi, la route d'IIar-menonville, aux pur-sang, aux Briska et aux gentleman riders; quant auxphilosophes et aux amoureux, ils vont rêver à la mare d’Auteuil.

Au nombre des habitués du bois, il faut citer notre gracieux compo-siteur Auber, celui qui a su résumer en lui seul Grétry et llossini : chaquejour il fait sa promenade à cheval et travaille là comme dans son cabinet.

C’est peut-être aux allées du bois de Boulogne que nous devons lesplus heureuses inspirations du Domino Noir, de l'Ambassadrice et de laPart du Diable.

.< I,e talent monte en groupe et galoppc avec lui. »