DE LA SORRO.NNE.
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lions de verlu très-difficiles à remplir, a la cour surtout. Mezerai accordeà cet insigne la vertu d’éteindre les flammes de l’inqturelé.Ce cordon, quenos femmes portent aujourd’hui encore au théâtre et à la ville, n’éteintplus lien. Nous n’en Unirions pas si, au risque d’ennuyer nos lecteurs,comme un catalogue, nous entreprenions de décrire tontes les richessesque contient cette précieuse collection. Du reste, l’hôtel Cluny va de-venir un musée public, et chacun pourra inventorier à son aise les objetsd’art (pie nous-méme nous n’avons vus qu’imparfailement, talonnés quenous étions par notre cicerone et par la maîtresse du logis, dont la dé-fiance un peu brutalement exprimée aurait pu nous formaliser.
SOKItO.N.NK.
Ce collège fut fondé vers l’an l‘250, par llobert de Sorbonne, chapelaindu roi saint Louis, originaire d'un village du Kethelois, dont il prit lenom, suivant l’usage du temps. Saint Louis de son côté agrandit cet éta-blissement de trois maisons situées rue Coupe-Gueule, et donna à chacundes écoliers qui l'habitaient un ou deux sous par semaine pour les aiderà vivre. Cependant les bâtiments menaçaient ruine depuis longtemps,lorsque le cardinal de Richelieu résolut de les reconstruire sur un planplus vaste et plus magnifique. Le nouveau collège fut commencé le 4 juin10211, en présence de l’archevêque de Rouen , et le 15 mai 1055 le car-dinal posa lui-même la première pierre de l’église, qui fut construite surles dessins de Jacques Remercier, un des plus habiles architectes del’époque. C’est dans cette église qu’on voit le tombeau du cardinal de Ri-chelieu, exécuté par le fameux sculpteur Girardon. C’est à la vue de cetombeau que mademoiselle de Thou, dont le cardinal-ministre avait faitdécapiter le frère, dit, en parodiant avec amertume, les paroles dontMarthe salua Jésus après la mort de Lazare : Domine, si, fuisses liic, fratermeus non esset mortuus. A soixante ans de là, le czar Pierre, à genouxdevant le même tombeau, s’écriait: « O grand homme! je t’aurais donnéla moitié de mes états pour apprendre de toi à gouverner l’autre...»
La maison de Sorbonne, qui devint par la suite le siège de la facultéde théologie, n’était dans l’origine qu’un collège fondé comme les autrespour servir d’hospice à de pauvres écoliers qui suivaient les leçons desécoles publiques de l’Université.
Une opinion assez accréditée de nos jours fait honneur à Charlemagne de la fondation de l’Université de Paris. C’est une erreur: Charlemagne ,il est vrai, s’efforça pendant toute la durée de son glorieux règne de fairefleurir dans ses Etats les sciences et les lettres ; il couvrit de sa protectionéclairée les écoles naissantes d’Aix-la-Chapelle, de Tours , de Chàlons;mais il n’y avait pas alors une seule école publique à Paris . Les premiersprofesseurs qui vinrent y enseigner furent deux moines de Saint-Germain