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Tome second.
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DE LA SOUDO.NNE.

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plaintes n’excitèrent que la risée du public, et l’ordonnance s’exécuta.A partir de ce moment, les écoles furent assujéties à une discipline plussévère; le bon ordre, la tranquillité reparurent, et le goût des lianteséludés, si longtemps négligées pour le vain bruit de la dispute, se ré-pandit de plus en plus dans les collèges. L’ordonnance de Henri IV enlevaà l’Université tout caractère politique; pour la première fois, elle ne futpas admise comme corps aux états-généraux qui se tinrent à Paris en1614.

Toutefois, au milieu de ce silence des autres facultés, la Sorbonneconserva encore une certaine influence en vertu du caractère spiritueldont elle était revêtue. L’activité de ce corps remuant ne s'appliqua plusqu’aux questions purement religieuses ; mais c’était encore assez pourtroubler, à cette époque, la tranquillité p ' ” lie. Tout le monde saitquelle agitation causèrent dans le clergé de France la publication dulivre de Quesnel sur la grâce et les mandements fulminés de part etd’autre par les évêques soumis et appelants ; il y avait, en effet, matièreà faire égorger tous les théologiens de l’Europe , tant les propositionscondamnées par le pape étaient obscures; la Sorbonne se jeta à corpsperdu dans la mêlée; et lour-à-tonr moliniste ou janséniste, selon quel’exil ou le rappel de ses membres les plus fougueux modifiait sa ma-jorité, un siècle durant elle ne cessa d’ergoter et de disputer sur despropositions que n’avaient comprises ni Quesnel, qui les avait émises,ni le pape Clément XI , qui les avait censurées.

Ces discordes avaient un fâcheux retentissement. Du fond de la Sor-bonne le goût de la dispute s’était répandu au dehors, la société toutentière était envahie par ce fléau; il y avait des salons molinistes et dessalons jansénistes ; dans les cafés, dans les promenades, dans tous leslieux publics, on ne parlait que de la grâce, de la bulle Unigenitus, del’appel au futur concile.

Les armes spirituelles ne suffisant pas pour apaiser la querellé, l'au-torité royale crut devoir intervenir; la confiscation, l’emprisonnement,l’exil, frappaient les appelants, connue on nommait alors les jansénistes ;ceux-ci, de leur côté, se défendaient par les voies judiciaires, et, choseincroyable! on vitalors des curés qui refusaient les derniers sacrementsde l’Eglise à des malades, et des malades qui sommaient par huissier lescurés de les administrer. Ces sommations se terminaient ordinairementpar cette singulière formule, qui peint toute l’époque: « Et à défaut par» leditcuré de donner ledit bon Dieu , le présent acte devant tenir auma-» lade lieu et place de viatique, etc. » C’est sans doute un descendant dequelqu’un de ces praticiens qui, en l'an de grâce 1842, signifiant un acteà une personne morte la veille, rédigeait ainsi 1 e parlant à: « Nous sommestransportés au domicile du sieur I,éveillé, musicien en celte ville de