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Tome second.
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HUE ET QUART 1ER

Langres , rue Neuve, n“3, où étant et parlant à sa personne, ainsi déclarée,que nous avons trouvée en bière sur sa porte, etc. »

En 1729, la Sorbonne, qui avait vn cent de ses docteurs exilés par lecardinal Fleury, s’était définitivement rangée du côté des jésuites. Apartir de cette époque, la Faculté de théologie se déconsidéra tellementpar les censures ridicules dont elle frappa presque tous les livres dephysique, de jurisprudence et de philosophie, entre autres, ceux deMontesquieu, de Buffon et de Marmontel , qu’elle perdit toute influencesur l’esprit public. Elle était, morte de fait ; un décret de l’Assemblée lé-gislative la supprima de droit, au nom delà raison «.quelle avait outragéetant de fuis, » dit le rapport. Le même décret supprima le conseil acadé-mique et l’Université.

La révolution qui, au milieu des embarras de toute espèce (pie lui sus-citaient ses ennemis an dedans etau dehors, ne cessa pas de se préoccuperdes besoins intellectuels et moraux de la nation, comprit la nécessité deréorganiser l'instruction. Dès le 21 avril 1792 Condorcet présenta à l’As-semblée législative un nouveau système d’enseignement public, dont lesterribles événements qui suivirent paralysèrent l'application. Plus tard,divers rapports furent présentés à la Convention au nom du comité d’in-struction publique par les députés Lakanal, Chénier et Lepellelier. Enfin,le 9 brumaire an ni, parut la loi établissant l’École normale, qui dès safondation comptait au nombre de ses professeurs Lagrange, Berthollel,Laplace, Carat, Bernardin de Saint-Pierre , Monge, Daubenton, llaiiv,Volney, Sicard et Laharpe . Le 17 novembre 1808, l’Université, décrétéedeux ans auparavant, fut définitivement organisée comme elle l’est denos jours; M. de Fontanes en devint le premier grand-maître. Depuiscette époque, la Faculté des lettres et la Faculté de théologie, réinstalléescôte à côte à la Sorbonne, nous ont donné les conférences de monsei-gneur l’évêque d’IIermopolis, les leçons de philosophie de MM. Royer-Collard ; Cousin et Joufî'roy ; les leçons de littérature et d’éloquence fran-çaise des Andrieux et des Yillemain ; les leçons d’histoire des Lacretelle,des Guizot , des Michelet et des Quiuet, magnifique pléiade que nousavons pu admirer depuis vingt ans, et qui a dû rassurer les amis de laphilosophie sur les destinées du pays, en dépit de ces hommes noirs,

Qui, de toute lumière obstinés détracteurs,

Au char de la liaison s’attelant par derrière,

Veulent à reculons l’enfoncer dans l’ornière.

Oui, malgré vos cris, l’Université continuera sa carrière, et, si vous l’in-sultez dans vos libelles, elle saura bien encore vous répondre avec del’encre de Pascal.