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Tome second.
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et de soieries, étaient autrefois occupés par de grands seigneurs cl desfinanciers. Le célèbre Law lialiita pendant quelques mois seulementl’hôtel situé entre la me de La Feuilladeet la petite me de la llampie.

La statue de Louis XIV , élevée juste en face de la rue .Neuve-des-Pe-tits-Champs qui s’étend perpendiculairement jusqu'à la rue de la Paix,près de la place Vendôme , présente de loin un aspect grandiose. Le pié-destal du grand roi sert de pendant à la colonne du grand empereur ;la rue Neuve-des-Pelits-Cliamps est le trait d’union des deux monu-ments.

Voilà, en quelques mots, l'histoire de cette place. Hommage d’un su-jet lidéle, présent d’un grand seigneur qui aimait, disait-il, son roicomme un père et sou pays comme une maîtresse.

La place des Victoires est enclavée dans les mes Vide-Gousset, Croix-des-Pelils-Champs, des Fossés-Montmartre et de la Vrillière.

La rue de la Vrillière doit encore son nom à un grand seigneur, qui ylit hàtir un hôtel en 1620 aujourd'hui l’hôtel de la Italique de FranceL

A ce propos , ne trouvez-vous pas ridicule le reproche fait au grandsiècle, par quelques historiens, d’avoir tenu sur les fonts baptismauxmie assez grande partie des rues de la capitale?

Qu’a fait la cour de Louis XlV, si ce n’est ce qu’on a fait avant et aprèselle? Est-ce que chaque époque n’a pas laissé un quartier à celte im-mense cité, et place son nom en tète de chacun de ces quartiers.

Le moyen-àge religieux a donné à ses rues des noms de saints; lescorporations ont aussi baptisé leurs mes : les rues de la Boucherie, dela Tixeranderie, de la Garderie, de la Tonnellerie, etc., etc. Lexvii' siècle nomma des rues royales; le xvin' fit des rues littéraires etphilosophiques, comme la me du Contrat Social, la rue Voltaire, la rue

J.-.I. Rousseau. Le xix' siècle commença le baptême des mes par

des victoires. Aujourd’hui c’est l’argent seul qui se prélasse au coin desrues ou au fronton des passages.... Le boutiquier a remplacé le philo-sophe et le grand seigneur, et l’argent s’appelle Véro quand il ne senomme pas Dodat!

Mais revenons à nos moutons.

Cet hôtel de La Vrillière, qui donna son nom à la rue, avait été cons-truit par M. IMiélippeaux de La Vrillière, secrétaire d’Etat, sur les des-sins et les plans de Mansard. L’intérieur était d’une magnificenceinouïe; l’escalier surtout passait pour un chef-d’œuvre à cette époquedes grands et majestueux escaliers. L’hôtel de La Vrillière renfermaitl’une des [dus belles galeries de tableaux de la France : on y voyait desTitien, des Guide, des Coussin, des Tintoret, des Pierre de Cortone ,des Véronèsc; et l’on venait surtout admirer, dans la fastueuse demeuredu secrétaire d’État, l’Andromède du Titien et une fresque de Périer, re-

ii.

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