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Tome second.
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I* LA V, E DES VILTOIIIES

présentant le soleil (encore Louis XIV accompagné des quatre élé-ments. .. L’écurie pouvait contenir quatre-vingts chevaux, et il y avaitune remise de carrosses pavée eu marbre blanc, qui surpassait enrichesse les remises de Versailles et certains appartements de Saint-

C.ermain!. Les carrosses de M. l'hélippeaux étaient bien plus à l’aise

que les courtisans de l'Œil -de-lbeuf. qui, au dire de Saint-Simon ,étouffaient derrière leurs lucarnes comme des prisonniers sons desplombs.

Le conseiller d'Etat laissa son bétel et. ses fabuleuses richesses à sonfils, lequel n’était tourmenté que par une idée, mais une idée qui l'ob-sédait à chaque heure, à chaque minute; il voulait absolument être ducet pair_Une seule personne peut-être trouvait qu’il ne faisait pas as-

sez de démarches auprès du cardinal Dubois et de monseigneur le ré-gent pour enlever cette haute dignité, c’était, sa femme, madame de LaVrillière, très célèbre sous la régence pour sa beauté et ses galantesaventures.

Madame de La Vrillière avait, résolu de travailler de tout son pouvoirà placer la couronne ducale sur la tète de sou mari, qui ne montait pasassez vite, selon elle, à ce mât de Cocagne des dignités, élevé à l'usagedes grosses fortunes du temps par son éminence le cardinal Dubois.En conséquence, comme ses importunités n’avaient (pie médiocrementréussi auprès du régent., et que le cardinal se réfugiait dans un laby-rinthe de faux-fuyants, elle avait jeté les yeux sur un certain Suisse nommé Schraub, pour arriver ci son but.

Schraub, ce Suisse , ce drôle, cet intrigant, dit le duc de Saint-Simon,cet aventurier si rusé, si délié, si anglais , si autrichien, si ennemi dela France, si ami du ministère de Londres , était un beau jeune homme,ma foi ! d'une figure charmante, e jabot comme Lauzun, et se

tenant sur la jambe gauche avec la ravissante fatuité de Fronsae.

Schraub, agent de l’Angleterre, exerçait une grande influence sur l’es-prit du cardinal. 11 avait vu plusieurs fois madame de La Vrillière, etavait papillonné autour d’elle avec l’intention bien arrêtée de se brûlerun beau jour, ou plutôt une belle nuit, à la chandelle des yeux provoca-teurs de la future duchesse ! Or, un certain soir que le chevalier Schraubrespirait le frais dans les jardins de Trianon, où se tenait madame laduchesse de Berry, la fille du régent... voilà deux hercules qui s’empa-rent de sa personne, lui mettent un bâillon sur la bouche, le jettent dansun carrosse sans livrée, et fouette cocher! Une heure après cet enlève-ment, Schraub se trouvait étendu sur un sofa dans un boudoir délicieux.

D’abord l'agent anglais , surpris à l'improvistc, avait cru à une ven-geance diplomatique; il se voyait déjà suspendu au bout d une corde àdix pieds au-dessus dp l'éternité, ou tout au moins enfermé dans quelque