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Tome second.
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319
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HUE DE K1Y0LI. 519

Vous cnlendez, messieurs, répliqua lAnglais , il y a enlre vous uneannée de différence. Allez, et lâchez de vous mettre d'accord.

J. CACÿiui/i

ta?

--mi

Le médecin eut tort et lavoué neut pas raison; deux années aprèscette conversation , lord Egerton succombait dans un accès de goutte, etdonnait ainsi gain de cause aux adversaires du procès quil avaitengagé.

Cet Anglais était bien le plus original de tous les originaux de son pays :il aimait les chiens jusqu'à la fureur; il en élevait chez lui une grandequantité, quil envoyait promener tous les jours au Champ-de-Mars, dansdeux magnifiques voitures attelées de quatre chevaux.

Comme nous lavons dit, lord Egerton était podagre, rongé par lagoutte et les rhumatismes; amateur passionné de la chasse, il ne voulutpas renoncer à ce délassement, alors même que ses jambes lui refusaientle service. Tous les ans, assis dans un fauteuil à roulettes, il sen allait,traîné par deux laquais, faire louverture de la chasse.... dans son jardin.Un sanglier domestique acheté pour cet usage, et peint en noir par lessoins de son intendant, représentait le gibier, qui ne tardait pas à tombersous les coups du vieux chasseur, dont le coup-dœil navait rien perdude sa vivacité ni de sa justesse.

On raconte de lord Egerton un fait qui serait tout-à-fail en harmo-nie avec ses habitudes bizarres.