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de mii-acles, et la mort de ma mère, qui ne putsurvivre à la révolution.
Pendant bien des années nous n’essuyâmescependant que des refus : plus tard, nous conçû-mes des espérances, peu à peu confirmées pardes promesses; et c’est ainsi que nous arrivâmesà 1800, époque à laquelle mon père fut attaquéd’une maladie cruelle et dont jamais il ne s’estentièrement rétabli.
Dès qu’il put se lever, dès que des entre-tiens redevinrent possibles, je le ramenai ausujet habituel de nos sollicitations, et il ne m’op-posa plus que la nécessité d’attendre le retourde quelques forces. La rédaction de ses mé-moires devint en effet pour lui une penséehabituelle; il arrêta les bases de son travail, etadopta pour titre le mot Souvenirs, commeégalement convenable au sujet et à l’abandonavec lequel il voulait écrire.
Il résolut même de comprendre sa vie entièredans ses Souvenirs et de les diviser en trois par-ties. La première devait embrasser depuis sanaissance jusqu’à son départ pour Bei'lin ; cettepremière partie me fut dictée pendant sa con-valescence, et forma un volume in-folio de 5oopages de mon écriture. C’est de ce volume que
a.