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Tome premier.
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XII
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moyen d’une édition nouvelle, et je fus douzeannées avant de pouvoir la commencer.

Encore, si les faits signalés ci-dessus avaientété les seuls contre lesquels nous dussions ré-clamer; mais cette édition offre de plus des pas-

posé d 'anecdotespuisées a des sources souvent trompeuses.

Certes, de tels reproches auront paru fort extraordi-naires à tous ceux qui se seront trouvés en état d’en juger,et notamment à tous les Berlinois. Le nombre de lettres etde félicitations que mon père reçut de Berlin , lors de lapublication de ses Souvenirs , fut immense. Il n’y eut pasde choses flatteuses sur les Souvenirs de mon père ,et sur lui-même, que S. A B. le prince Ferdinand dePrusse, dernier frère de Frédéric, ne me dît, et quedans ta famille et la société de madame la baronne deReck l’on ne me répétât, en 1807, vingt-trois ans aprèsque mon père avait quitté Berlin , lorsque je passai danscette capitale.* Cet ouvrage lit d’ailleurs , en France , enAngleterre, en Prusse surtout, et dans l’Europe entière,la sensation qu’il devait y faire. De toutes parts monpère en reçut des compliments. MM. Bitaubé et Dela-grange, entre autres, lui répétaient: « Vous nous avez» reportés à Berlin , et fait bien agréablement recommen-» cer les années que nous y avons passées avec vous. » Lafeue reine de Prusse relut cet ouvrage à plusieurs reprises,et toujours avec un nouveau plaisir. Frédéric-Guillaume 111l’honora de son approbation la plus entière; il daignamême écrire à mon père pour l’assurer de la satisfaction