4 ENTRETIENS ORDINAIRES
aux moindres circonstances , que réservé etcirconspect dans ce que j’aurais à dire.
Vers trois heures, M. le Catt et moi nousmontâmes en voiture pour nous rendre aunouveau Sans-Souci , château placé sur unehauteur , au - dessus et à une demi-lieue dePotzdam . Occupé, comme je devais l’être, enallant chez ce roi, je demandai à mon guide siceux qu’il recevait avaient quelque étiquetteparticulière à observer. « Une seule, me ré-» pondit-il, celle de baiser le pan de son habit.» — Comment, lui dis-je, et de quelle étoffe» est - il donc ? — U est de laine. •— Il n’est» donc que de drap comme le mien ? Or ,» quoique le mien me tienne de plus près,#je n’ai jamais songé à le baiser. — C’est plu-tôt la veste que l’habit que l’on baise : au«reste, c’est un usage -du Nord , auquel lui-» même n’attache aucune importance , surtout» vis-à-vis des étrangers et des Français ; aussi» n’en fait-on pour l’ordinaire que le sem-»blant. — Monsieur, lui répondis-je , ce sem-»blant ressemble trop à un mensonge, et ce» n’est pas ainsi que je débuterai avec un aussi» grand homme. Je chercherai démon mieux» à lui marquer mon très profond respect ;