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devant lui; ou s’il se laissait aller à quelquegaieté à cet égard , on réussissait facilement àl’arrêter : témoin un de ses plus braves, plusdévoués et plus heureux généraux , qui, plai-santé par lui sur l’habitude de faire le signe dela croix avec son sabre, avant de charger l’en-nemi , lui imposa silence en lui disant : « Sire,» ne vous mêlez pas de ces choses-là; elles ne«tiennent pas à votre service, elles n’y peuvent;«nuire, et ne vous regardent point. Pourvu«que je fasse mon devoir, et vous serve avec«zèle, peu vous importent mes pratiques de» dévotion ; et que gagneriez-vous à tourner en» ridicule vos plus fidèles serviteurs? »
Quoiqu’il m’ait fallu plusieurs années pourm’assurer que tel était le plan de Frédéric,je n’eus pas de peine à reconnaître son pen-chant au sarcasme, et ce fait suffit pour meconduire à de sérieuses réflexions. Ne pou-vant juger, à mes débuts avec ce roi, quelserait le parti le moins périlleux, mais n’aimantpas les discussions théologiques ; résolu surde telles matières à n’adopter aucun rôle, àn’afficher aucune opinion ; voulant moins en-core m’exposer à être plaisanté, sous quelqueforme que la plaisanterie me vînt, je pris le