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Tome premier.
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DK FRÉDÉRIC.

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parti de ne jamais lui parler de religion, de 11ejamais répondre à ce qu’il m’en dirait, et mêmede ne me prêter à en entendre parler qu’enme renfermant dans les bornes de la plus froideet de la plus sérieuse circonspection,préférant,ainsi que je l’ai déjà dit, ennuyer, et par con-séquent rester chez moi, que de partager lerôle de plastron avec quelques uns de ceux quiétaient le plus ordinairement appelés au châ-teau.

J’eus raison de 11e pas différer de prendre ceparti, car le roi tarda peu à aborder avec moises questions favorites. Il ne le fit cependant,pour les premières fois, qu’avec une certaineretenue. Ce fut ainsi qu’il me conta un jourcomment il avait vu les cérémonies religieusesdes catholiques, et comment il les avait ju-gées. Cette curiosité lui vint durant la campa-gne que, jeune encore et sur le Rhin , il fitsous le prince Eugène. « Je ne voulus point,» me dit-il, entrer dans ces petites églises où» les prêtres travestissent leur culte par la né-«gligence et la familiarité avec lesquelles ils«traitent le bon Dieu . J’attendis une grande» fête, et je me rendis pour la voir dans une» fameuse cathédrale, où tout se faisait avec la