DF. FRÉDÉRIC.
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Mer, et sur quelle base les appuyer ; mais rai-sonnements auxquels je n’ai jamais pris d’au-tre part que de les écouter dans l’attitude del’homme le plus attentif, et en même temps leplus respectueux et le plus retenu. Mon silencecependant le blessait, et on voyait qu’il s’étaitpromis de me le faire rompre; aussi prit-il,pour y parvenir, toutes les manières imagina-bles.— « Monsieur, » me dit-il un soir,
après avoir longuement discuté sur je ne saisquelle question théologique , « faites-moi le» plaisir de me répondre. Que pensez-vous de»mes arguments? Quelle est votre opinion sur» le sujet que je traite? — Sire, je n’entends pas«assez ces matières pour émettre une opi-» nion. — Mais, cependant, vous en avez quel-» qu’une ? Eh bien , monsieur , daignez me la«communiquer! — Si j’en ai une, sire, elle ne«vaut pas la peine d’être produite, et je l’é-» noncerais mal.—Vous n’avez aucune con-» fiance en moi ? — Ma confiance est sans bor-»nes; mais elle ne doit pas me faire oublier le» profond respect que je dois à votre majesté,» et qui égale ma confiance. — Mais, au moins,«vous pouvez me dire si je raisonnne juste;» vous pouvez me redresser si je me trompe.