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Tome premier.
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DK FREDERIC.

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«que vous ne voulez plus que j’aie le plaisir de« vous voir. Ma conversation vous ennuie. »Je lui répondis que le malheur de ne plus l’ap-procher serait un des plus grands qui pus-sent m’arriver. Je ne sais si je lui fis cette ré-ponse du ton d’un homme assez pénétré pourqu’il le remarquât, mais il parut qu’il y avaitfait attention.

En effet, le prince Guillaume de Brunswick,qui aura son article particulier dans ces Souve-nirs, vint, peu de temps après, de Potzdam àBerlin , chargé par le roi de savoir pour quellesraisons je ne répondais jamais quand on meparlait de religion. Frédéric était informé quece prince, plein d’esprit et de vivacité, et âgéalors de vingt-un à vingt-deux ans, avait beau-coup d’amitié pour moi : ce fut ce qui le fitchoisir pour cette commission. « Mon cher«neveu, lui dit sa majesté , j’ai envie de faire» de vous un négociateur: je veux savoir quels«sont, à cet égard, vos talents, et quels soins» vous pouvez y mettre. Je ne débuterai pas par» une affaire bien importante; cependant j’atta-» che quelque intérêt à celle que je vais vous» confier, et je demande surtout de ne paraître«y entrer pour rien : ainsi, vous ne parlerez quei. 5