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tout-à-coup , et semblable à un homme qui seravise, il s’arrêta ( nous nous premenions dansson cabinet), et me dit: «Cependant, mon-» sieur, il faut que, par un premier acte de«franchise, que vous me pardonnerez, je vous
• avoue que. vous avez des réserves qui par-»fois m’embarrassent, et qui sur quelque point
• vous rendent impénétrable. Je pourrais en» citer plusieurs exemples : je me bornerai à un» seul. Pourquoi gardez-vous le plus absolu» silence dès qu’on parle religion devant vous ?«Certainement,continua-t-il, vous n’en agissez» pas ainsi sans y être déterminé par quelques«raisons. Or, ces raisons, je vous avoue que«je ne les devine pas; et il m’a paru que vous» ne me refuseriez pas, en qualité de votre ami,«dente les faire connaître: je suis assuré d’ail-» leurs que j’y trouverai quelque instruction» pour moi-même... »
Ce prince ne m’avait jamais parlé de religion ,et on ne m’en avait jamais parlé devant lui. Iln’avait donc point eu occasion de faire la re-marque qui lui servaitde prétexte; circonstancequi me frappa, et qui me fit soupçonner qu’iln'était en ce moment que l’organe de son oncle,ce que lui-même m’a avoué dans la suite. D’a-
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