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très faits, successivement parvenus à ma con-naissance, ont confirmé le jugement cpie je
qui le contenu de mémoires auxquels Frédéric et aucunhomme du temps n’ont pu répondre pourrait-il être con-sidéré comme formant une preuve sans réplique, alorsmême qu’il serait favorable à la dénégation qui m’occupe ?La solution de ces questions est facile ; de même que lesassertions de l’éditeur deviennent d’autant plus extraor-dinaires, que les Mémoires de la margrave de Bareithdisent le contraire de tout ce qu’il s’efforce d’en conclure.
Jusqu’en 1734, en effet, cette princesse parle de l’at-tachement de son frère pour elle avec la plus entière ef-fusion. Blais, à cette époque, où Frédéric pensait qu’ilallait régner , il crut devoir annoncer à cette sœur, dontil avait si énergiquement désapprouvé le mariage , qu’ilrégnerait en prince économe, qu’il augmenterait son ar-mée , et que sa mère ne se mêlerait plus des affaires !...Cette déclaration prématurée a pu paraître sévère ; et ce-pendant qui sait à quelles considérations d’état, à quellesraisons de famille Frédéric a cédé en la faisant?.... Cequ’il y a d’évident, c’est qu'il venait de se placer en idéesur le trône qui l’attendait, et qu’il n’était plus qu’un roiqui, plein de ses grands projets, de ses grandes pensées,se montrait prêt à sacrifier jusqu’aux affections de soncœur aux intérêts de ses peuples, et à ce que comman-dait la politique qu’il avait adoptée.
Peu après son avènement, il écrivit à cette même sœurde la manière la plus dure, et parut avoir changé à sonégard : mais encore, et indépendamment de ses griefs an-