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ÉTUDES, OPINIONS ,
me convaincre. La douleur à laquelle Frédéricvenait de céder n’était pas une douleur de
mort ; dans ce qu’il imagina pour sauver quelques cou-pables , et notamment un soldat qui vola des reliques, etceux de ses hussards de chambre ou domestiques qui luidérobèrent de l’argent, et dans cet ordre d’envoyer commetambour dans un régiment le domestique qui lui présentaune tasse de café ou de chocolat empoisonné !
Outre cela, et à moins de reconnaître et d’admettrequ’il était naturellement bon et sensible, à quoi faudrait-il recourir pour expliquer la sorte de familiarité qu’ilpermettait à ses gardes ; son ton et ses manières avec sesdomestiques, qu’il appelait toujours mes enfants ; l’anec-dote du page, celle du hussard ; son inclination pour laprincesse d’Angleterre; sa rare amitié pour Jordan, commece qu’il fit pour la fille aînée de ce dernier et pour sondomestique; sa déférence et ses sentiments pour Ziethen,alors même qu’il n’avait plus de service à en attendre; cequ’il voulut faire et fit pour le fils de ce vieux général ;l’exaltation de sa douleur à la mort de son premier ami,et le désespoir, l’évanouissement et la grande maladieque lui causa l’exécution de son aide-de-camp de Katt !
Que le plus acharné des ennemis de Frédéric prononceet dise si elles ne sont pas cent fois sans réplique , cespreuves auxquelles on peut cependant ajouter encore l’a-version de ce roi pour la chasse, plaisir qu’il trouvait tel-lement cruel, qu'il mettait le chasseur au-dessous du bou-cher ; ce début de son discours à ses généraux, en leurannonçant, en 1778, qu’il était forcé de recommencer la