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ÉTUDES, OPJMIONS,
pleurer devant moi pour m’en imposer, iln’y aurait pas réussi, ou je n’y aurais pas ététrompé. La vérité a des accents qui ne sontqu’à elle; et l’homme de sens qui observe avecimpartialité et sans prévention ne peut s’yméprendre. Aux yeux d’un témoin semblable,il n’y a point de masque qui soit pris pour levisage, et point de jonglerie qui remplace laréalité. De tous les sentiments, il n’en est au-cun qui, dans le tête-à-tête, soit aussi difficile
stituer l'homme au monarque ; et plus que tout cela, s’ilest possible, ce que, par une sensibilité et une bonté su-blimes , il a si constamment voulu faire et a fait, aux dé-pens de son repos et souvent de sa santé , pour le bon-heur de ses peuples et pour la gloire de son pays !
Il est donc impossible d’être plus complètement calom-nié que Frédéric ne l’a été par l’accusation que je réfute;et lorsque tout atteste que ce fut à la fois comme oncleet comme roi, c’est-à-dire comme homme sensible etcomme prince éclairé, qu’il versa de si abondantes larmes,dans la circonstance que mon père fait connaître, il y a plusque de l’injustice et de la légèreté à ne vouloir attribuerles vives émotions qu’il éprouva qu’à sa haine pour leprince royal; haine dont, au surplus, je n’ai jamais en-tendu parler, quoique ce grand roi, l'honneur et l’éter-nelle illustration de son pays, eût pu désirer avoir poursuccesseur un prince plus digne de lui.