COMPOSIT. LITTER. DE FRÉDÉRIC. ÎOI
sur les corrections que j’y croirais nécessaires.Je reparus donc le lendemain au sortir de sondîner, et peu avant son départ pour Potzdam.Cette entrevue débuta d’une manière qui au-rait paru agréable à d’autres, mais qui ne m’ajamais inspiré qu’une juste inquiétude, parce-que je savais qu’il ne se livrait guère à sonpenchant pour la plaisanterie, qu’il ne la pous-sât trop loin... « Monsieur, » me dit-il d’un airgoguenard,« je vous remercie des remarques«que vous avez bien voulu faire sur mon dis-cours; et de plus, je m’y soumets, à très» peu de chose près. Oui, monsieur, » conti-nua-t-il, « je me soumets à votre autorité:je» suis bien aise de vous prouver que je sais être«docile, et je veux que vous soyez content de» moi. Il n’y a que deux points peu importants,«rien de plus que deux points, sur lesquels«j’espère que vous voudrez bien me permettre» de vous faire de très humbles remontrances. »Comme, à ces mots, je me hâtai de mettreentre lui et moi le profond et vaste fossé derespect dont j’avais coutume de m’entourerdans ces sortes de circonstances, et qu’il luifut aisé de s’en apercevoir à mon silence et àmon air modeste et sérieux, il fallut bien qu’il