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ÉTUDES, OPINIONS,
en vînt aux deux articles sur lesquels il rejetaitmes avis. Le premier ne me parut présenterqu’un germanisme, qu’une faute que même peude lecteurs remarqueraient, et que l’on pardon-nerait facilement à un prince allemand ... « Passe» pour celle-là, me dis-je en moi même; tu es»roi, et je ne veux pas risquer de te fâcher«pour une bagatelle. » La seconde faute se trou-va par malheur beaucoup plus grave : c’était unbonsolécisme,bienconditionné; et ce solécismeétait justement placé dans l’endroit le plussaillant de tout le discours, dans la phrase quidevait être la plus remarquée, c’est-à-dire danscelle où l’orateur, prenant un ton plus élevé,faisait, avec une sorte d’apprêt, l’éloge de Ca-therine seconde, impératrice de Russie . Le roiprétendit que l’usage autorisait la manière deparler que je condamnois ; il prétendit ensuiteque c’était une tournure oratoire, sur laquelleles règles de grammaire ne devaient pointétendre leurs droits; il prétendit encore quede bons auteurs s’en étaient servis, et que tousles jours on s’énonçait de même : enfin, nepouvant me vaincre, et voyant que j’avais ré-ponse à tout, il prit de l’humeur; et cédant àun mouvement d’impatience qu’il ne chercha