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Tome premier.
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COM PO SI T. L ITT ÉR. DE FRÉDÉRIC. 1 ü5» dans ce pays detat que par elle. C’est de vos» bontés, sire, que je tiens tout ce que j’ai, des» fonctions honorables, une existence honnête,»et les moyens de mériter l’estime publique!

» Daignez, sire, ne pas me refuser la justice de» croire que jamais ces faits ne sortent de ma mé-» moire ! Ils sont encore plus profondément gra-» vés dans mon coeur ! Mais par où puis-je plus» dignement vous témoigner mon respect, ma» reconnaissance, et mon dévouement, que par»ina fidélité à ne dire à votre majesté que ce» qui me paraît être vrai ? Vous dire autre chose»que la vérité, sire, serait trahir mes devoirs;«vous la dissimuler par crainte, serait une of-»fense; la taire dans les occasions où elle peut«intéresser votre majesté, serait une infidélité.» Et quelle autre marque de respect peut être«digne d’elle, que celle qui est d’accord avec«la vérité? Je me regarderais comme très cou-«pable, sire, si j’avais d’autres principes. Et«ce n’est qu’en suivant toujours ceux que j’é-» nonce, que je pense pouvoir justifier lesbon-»tés dont votre majesté m’a tant honoré. Il est«bien certain qu’en pensant de la sorte, je n'ai«jamais pu me permettre de lui proposer avec«légèreté ce que j’ai osé lui dire: je n’ai rien