î Lia
ÉTUDES, OP I S Iü NS ,
et de l’histoire du Bas-Empire par M. Lebeau,qu’il me dit avoir lue cet hiver... « J’avais la» goutte, ajouta-t-il; mais heureusement je ne«l’avais pas à la tête: cependant il m’a fallu«du courage pour lire cette histoire. Pouvez-» vous me dire pourquoi elle fatigue si cruel-» lement le lecteur; pourquoi elle intéresse si«peu? Est-ce la faute de l’auteur ou du sujet?» Il m’a paru que M. Lebeau, homme instruit et«bon écrivain, avait bien quelques torts : s’il» possède sa matière, il n’en est pas moins vrai«qu’il pèche par des longueurs assommantes,«surtout quand il en vient à des discussions«théologiques, toujours déplacées dans une«histoire profane, et très peu intéressantes» pour une foule de lecteurs, et en particulier» pour moi. Mais c’est dans le fond et la nature» du sujet que je crois trouver le vice principal«de l’ouvrage. Que nous offre, en effet, cette«histoire?... Une foule de peuples , qui, sans«que l’on sache, le plus souvent, d’où ils vien-nent ni où ils vont, passent comme dans une«lanterne magique sous les yeux du lecteur,«disparaissent avec la rapidité des flots d’un«torrent débordé, ne marquant leur existence« éphémère que par leur ignorance et leur
I