COMPOSIT. LITi'ER. DE FRÉDÉRIC. K)1
Je trouvai un soir ce monarque ayant trèsmal aux yeux. «Vous le voyez, me dit-il, je» suis hors d’état de faire aucune lecture : vous/.voudrez donc bien venir à mon aide. Tenez,» voilà quelques bagatelles qu’on m’a envoyées» de Paris , et dont le fond et le mérite me sont» encore inconnus. Peut-être cela ne vaut-il pas«grand’chose : c’est de quoi nous allons juger.» Prenez d’abord cette comédie d’un nommé» Beaumarchais ', et voyons si elle annonce«quelque talent.... » Le roi, assis dans sa ber-gère, avait au bout de sa petite table et à sagauche un guéridon, sur lequel était placé ungrand candélabre à cinq branches: les bougiesdu lustre et des deux bras de la cheminée nesuffisant pas pour m’éclairer, il fallut recou-rir à celles du candélabre, qui, à une hauteurconvenable pour un homme assis, étaient beau-coup trop basses pour un homme debout. Masituation était pénible: le roi le vit, et, enm’observant que je ne pourrais lire long-tempsde cette sorte, il me dît de prendre un tabou-ret. Je jetai un coup-d’œil autour de moi,comme un homme qui cherche et ne voit pas
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