l34 études, opinions,
«semble que vous ayez oublié la langue de vos» célèbres auteurs ! Bientôt vous n’aurez plus à» mettre en scène que le faux bel-esprit et le«jargon des caillettes. Et ce n’est pas seulement» par les pièces de théâtre que je juge de votre» déclin. Je vous trouve également pauvres dans«presque tous les genres: vous ressemblez à» un homme tombé dans le marasme , qui croi-»rait pouvoir déguiser son mal à force de«bouffissure; car, voyez avec quelle confiance» vos écrivains actuels s’annoncent tous comme«de grands hommes, et se flattent d’éclipser«ceux qui les ont précédés ! Pour moi, je suis«si mécontent de ce qu’on m’envoie depuis» plusieurs années, que j’ai envie d’écrire que«je ne veux plus rien à l’avenir... »
J’attendis, selon ma méthode, qu’il m’invitâtà lui dire ma pensée sur le siècle présent, etvoici ce que je lui répondis : « Nous jugeons«du siècle dernier, sire, cent ans après qu’il» est écoulé , et nous prononçons sur le siècle«présent lorsqu’il s’écoule encore; différence«bien importante, et qui ne peut manquer« d’influer sur nos jugements. Pour rendre la«balance égale, reportons-nous d’abord au«siècle de Louis XIV , après quoi nous nous