CO M PO SI T. Ï.ITTÉR. Uli FRÉDÉRIC. 1 3 ")
tiqua avec sévérité, et souvent avec raison.Comme j’étois fort enrhumé, il ne voulut pasm’exposer à une plus grande fatigue, et se con-tenta de converser jusqu’au moment de se cou-cher. La pièce de Beaumarchais le ramena in-sensiblement à la littérature de nos jours, dontil ne me parla qu’avec humeur. « Quelle dis-tance, me disait-il, de ces sortes de saltim-» banques à Molière ! Vous voyez que ce ne» sont que des coups de théâtre faits pour les» boulevards ! Toujours des surprises qu’on» devrait reléguer avec les petits tours d’a-» dresse dont on amuse les enfants ! Des ca-lembours, de misérables jeux de mots, de» pitoyables niaiseries. Est-ce donc à cela que» se réduit l’imitation des hommes de génie de«votre dernier siècle? Combien il faudrait de«fadaises semblables pour valoir un seul vers,»uïi seul mot des Molière et des Racine! Il
homme voulant donner une haute idée de l’importancede sa grandeur passée, répondit : « Sire, je jouissais dans» les Indes des honneurs que reçoit votre majesté en« Prusse.—■ Approchez, s’écria Frédéric, un fauteuil à» mon cousin le roi de Surinam . »
Néal se retira confus de sa sottise.
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