COMPOS1T. LIFTER. DE FRÉDÉRIC. l/|l
> rants d’air : or, qui peut dire ce que les aéro-» stats nous apprendraient à cet égard, et de«quelle importance de telles découvertes pour-» raient être?... Tout ce qui tient à la culture de» la terre et aux richesses des nations est plus» ou moins lié aux variations des saisons. Déjà» l’on a bien profité des observations météoro-» logiques dont on s’occupe en Europe depuis» moins d’un siècle ; les physiciens en attendent«de bien plus grands résultats à l’avenir, et» qui sait si les aérostats ne pourraient dou-»bler, à cet égard, les moyens et les succès?...» — Soit, me répondit le roi, je vous passe lesk peut-être, q tje permets les essais. Mais vous«conviendrez que, partout ailleurs, les aéro-» stats seront d’autant plus inutiles, qu’on ne» parviendra certainement pas à les diriger.
«Je répliquai que je ne savais pas si la di-«rection en était possible, et si, en ce cas-là,» on en ferait jamais la découverte ; que je pren-«drais seulement la liberté d’observer à sa«majesté que la plupart des grandes décou-» vertes avaient dû paraître impossibles avant«d’avoir été faites; qu’en effet, apercevoir la» possibilité d’une découverte, serait en quel-» que sorte la faire: que celui qui aurait an-