COÎYIPOSIT. LITTÉR. » F FRÉDÉRIC. 145
Le plan que Frédéric s’était prescrit dès sajeunesse, et qu’il a constamment suivi pourses lectures, mérite d’être connu. Il avait diviséen deux classes les livres dont il voulait s’oa-euper ou s’amuser : la seconde classe, beaucoupplus nombreuse que la première, comprenaitla totalité des livres qu’il voulait connaître,mais seulement en les parcourant ou en les li-sant une seule fois ; la première classe, assezpeu étendue, était composée des livres qu’ilvoulait étudier, relire et consulter toute savie : il reprenait constamment ceux-ci dansl’ordre où il les avait rangés, sauf les occasionsoù il ne s’agissait que de vérifier, citer ou imi-ter quelque passage.
» gollier, et que demain matin je remettrai au roi. M. Mont-» golfier y donne le moyen de diriger les ballons, et pré-» tend s’en être assuré par divers essais faits en secret ; il» offre de faire, à jour nommé, et en ballon, le voyage» d’Annonay à Paris en vingt-trois heures, ayant avec luii, six personnes, et vingt quintaux de papier de sa fa-» brique , quels que soient d’ailleurs le vent et la tem-» pérature de l’air, n’exceptant que ce qu’on appelle -vent» île tempête. » J’observai que depuis cette époque les pa-piers publics qui, auparavant, avaient tant et si souventparlé des ballons et de la manière de les diriger, parlèrentmoins des uns, et ne parlèrent plus de l’autre.
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