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Tome premier.
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I 44 ÉTUDES, OPINIONS,

occuper que les gouvernements. Je ne crusmême devoir indiquer que par un mot bienvague les dangers auxquels l’usage des ballonsexposerait l’ordre public, en procurant aux frau-deurs et aux plus grands scélérats un moyende se soustraire à la surveillance des gouver-nements et à la vengeance des lois; mais tou-tes ces pensées ne s’en offraient pas moins àmon esprit, et je me disais en riant : «Nous«ferons la contrebande en l’air; il y aura des» brigades de gardes au-dessus de nos frontières ;»et alors se vérifiera le mot de La Fontaine : il» plut du sang, je n exagère point. » Je suis trèsconvaincu que ces considérations n’échappaientpoint à Frédéric, mais qu’il les gardait pourlui, et qu’elles entraient pour beaucoup dansles motifs qui le portaient à décrier cette dé-couverte '.

* Ceci me rappelle une anecdote absolument étrangèreau roi de Prusse, et que je vais néanmoins consigner ici,parcequ’elle concerne la direction des aérostats. En 1787,M. de Vidaud de la Tour, conseiller d’état ordinaire, meraconta qu’ayant soupe la veille chez M. de Calonne, ceministre des finances lui avait montré un cahier iu-4 0 ,d’au moins quatre-vingts pages d’écriture, et lui avait dit:« Voilà un mémoire que je viens de recevoir de M. Mont-