l52
ÉTUDES, OPINIONS,
lamenter et divaguer en pure perte, si deuxgénies, fondus en un seul, n’étaient venus àleur secours; je veux dire le génie de l’in-trigue presbytériale , et le génie de l’intrigueitalique : l’abbé Ëastiani fut celui qui les sauvatous... « U faut toujours, leur dit-il dans son«jargon italien, savoir prendre les hommes» dans le biais qui leur est naturel ; sans cela» on ne peut se flatter d’un vrai succès. .De-» puis plus de trente ans j’étudie le roi avec«l’attention la plus suivie; et je vous réponds«que je le connais bien. Vous échouerez to-talement, et vous vous ferez un tort irrépa-rable, s’il vous devine : il suffira même qu’il«vous soupçonne pour que tout soit perdu.«Ainsi, posons pour premier principe que» nous ne pouvons qu’attendre, nous soumettre» et nous taire, si nous ne trouvons pas à nous» tracer une marche si simple et si naturelle,«que l’argus roi y soit lui-même trompé. Mais«quelle sera cette marche ? Voici, messieurs,«celle que j’imagine. Je vous ai dit que je con-» naissais bien le roi : or, un défaut dominant,«auquel il ne sait résister que dans les très» grandes affaires, et par lequel il se laisse en-» tramer, souvent à son insu, c’est de ne pas