COMPOSIT. LITTER. DK FRÉDÉRIC. 1
» que nous vous aurons perdu. » On lui avaitfait entendre que je prendrais la place de M. leCatt, qu’il n’aimait pas. Lorsque je lui eus bienassuré que je ne savais absolument sur cetteaffaire que ce que le baron de Poëlnitz venaitde m’en apprendre, d’après l’abbé Bastiani, ilme répondit : « Mais, c’est aussi cet abbé qui» s’est présenté chez moi et qui m’a annoncé» cette nouvelle ; il ne m’a presque pas parlé» d’autre chose. Tant de zèle et de célérité à» colporter ainsi la résolution que l’on dit avoir«été prise par mon frère! Oh! il y a de l’ita-» lianisme dans cette affaire ; et il pourrait fort» bien arriver que vous nous restassiez. »
Je passai la nuit dans des agitations que j’a-vais cherché à cacher, mais qui ne m’en tour-mentaient que plus cruellement. Le lendemainje me rendis de bon matin chez le prince Fré-déric de Brunswick, qui, outre les bontés qu’ilavait toujours eues pour moi, avait souventdéclaré et m’avait prouvé qu’il se constituaithéritier de l’amitié dont feu le prince Guillaumeson frère m’avait honoré : je lui dis en entrantque, cédant à la confiance qu’il me permettaitde lui témoigner, je venais le conjurer de vou-loir bien m’aider de ses conseils dans une cir-