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Tome premier.
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ÉTUDES , OPINIONS ,

constance aussi délicate qu’importante. Je luirendis compte de tout ce que j’avais appris laveille; après quoi je lui dis : « Tous m’avez assez» vu, monseigneur, pour me bien connaître:«vous savez que toute mon ambition se réduit» à pouvoir vivre dans le sein de la bonne con-» science, de l’amitié et d’une liberté franche,» douce et tranquille. Etre attaché à la personne» d’un grand roi n’offrirait à d’autres qu’une«brillante perspective, et moi je ne puis y voir» qu’un esclavage effrayant. Je n’ai rien tant«redouté que les confidences d’un souverain :»hé bien , serai-je tous les jours auprès du roi«sans avoir plus ou moins de ses secrets? Or» que j’en aie un seul, c’en est fait; la politique» veut que je sois retenu et enchaîné jusqu’à la«mort, et je perds sans retour jusqu’aux conso-«lations si nécessaires de l’espérance. Qu’un«mot indiscret circule et revienne au roi, ma«propre conscience ne suffira pas pour me«rassurer; j’aurai toujours à craindre de me« voir soupçonné et calomnié : qu’en arrivant«auprès du roi je le trouve soucieux, rêveur,«inquiet, sec ou plus sérieux qu’à l’ordinaire,» je n’aurai à remporter chez moi que des an-«goisses. Non, monseigneur, cette manière