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Tome premier.
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JEUNESSE

monarque était, beaucoup plus content de se;;trois fils cadets, savoir, Guillaume-Auguste,l’enfant chéri du père, Henri et Ferdinand.Frédéric était bien un peu cause des préventionsde son père : il ménageait très peu ses préju-gés ; il aimait et cultivait les arts et les sciences,dont Guillaume faisait si peu de cas, et la lan-gue française, qu’il détestait. Il était à l’affût desmodes nouvelles, et toujours le premier à lesadopter; enfin, il se mêlait peu du service mili-taire, qui semblait ne lui causer que de l’ennui '.

Le premier trait qui se présente à ma plumeest la manière barbare dont Guillaume traitala fille d’un bourgeois de Potsdam , pour avoirfait quelquefois de la musique avec le jeune

La première éducation de Frédéric, dit M. Sour-dais , fut celle d’un soldat ; les jouets de son enfance for-maient un arsenal.

Le fusil sur l’épaule, il monta la garde à la porte dupalais de son père.

Cependant, il faisait des vers français , jouait de la flûteet aimait les grands hommes!... Quels délits aux yeuxd’un père qui n’aimait que les hommes grands, qui nesavait que chasser, calculer ses recettes, commander uneparade, et frapper indifféremment tout le monde, d’unecanne courte et massive, ressemblant, comme toute sonallure, à celle d’un bas-officier. B on Thiébault.