Band 
Tome premier.
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DE FREDERIC.

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Frédéric. Par malheur pour cette fille , ou luiavait appris à toucher du clavecin, et quoi-qu’elle ne fût pas bien forte, elle devenaitnéanmoins une ressource pour ce prince, quiaimait à l’accompagner. Du reste, quoiqu’ellefût jeune, on ne pouvait pas dire qu’elle lûtbelle; ses traits étaient trop prononcés pourfaire craindre qu’elle inspirât une passion ; deplus elle était toujours sous les yeux de ses pa-rents, chez qui elle demeurait. Mais ces con-sidérations , qui auraient suffi pour tranquil-liser un homme réfléchi et modéré, ne firentaucune impression sur l’esprit de Guillaume.Apprendre que son fils avait passé plusieurssoirées avec cette fille fut pour lui une preuveque ces jeunes gens étaient amoureux l’un del’autre, et que les parents de la fille se prê-taient à leur désordre : il en conclut que la mu-sique n’était, en cette circonstance, qu’un pré-texte, et qu’il fallait recourir à des moyensdécisifs et violents. Concevoir une idée sem-blable et l’exécuter était une même chose pource roi digne de commander au centre de l’A-frique . Ainsi, sans faire aucune recherche ulté-rieure, sans consulter personne, il fit enlevercette malheureuse, et la fit remettre au bout-