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Tome premier.
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JEUNESSE

traitements non moins barbares qu’humiliants,pour cesser d’entendre son père lui répéterqu’il fallait être un lâche pour les souffrir, ilrésolut, en 1 ', de s’enfuir et de chercher un

asile, soit en Hollande, soit en Angleterre, oùil aurait épousé sa cousine. Par malheur, ilcommit des imprudences, et l’un de ses aides-de-camp , le baron de Katt, en commit égale-ment. Ses alentours, ayant découvert son projet,s’opposèrent à son évasion; et une lettre écritepar lui àM. de Katt, et portée par inadvertanceà un de ses cousins du même nom, qui de suitela renvoya au roi, fournit à ce prince la preuvedu délit.

Sans quelques généraux, il assommait ouétranglait son fils; sans l’un d’eux, il lui passaitson épée au travers du corps, ÿ’ayant pu l’as-sassiner, il voulut le faire périr sur l’échafaud,ainsi que ses deux aides-de-camp, Keitli etde Katt. Keith était à Wesel ; il sut l’arrestationdu prince par un page du prince d’Anhalt,et partit le soir même pour La Haye , d’où leministre d’Angleterre favorisa son embarque-ment pour Londres , au grand chagrin du co™

> Frédéric avait alors dix-huit ans.