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Tome premier.
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DE FRÉDÉRIC.

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faire périr son fils sur l’échafaud. Il ne serajamais qu’un mauvais sujet, disait-il, et j’aitrois autres garçons qui vaudront mieux quelui. Il nomma, pour juger le prince de Prusse,un conseil de guerre ; mais tous les officierss’excusant d’en être, on tira au sort par gradesdans toute l’armée, et le sort désigna les géné-raux Denhoff et Linger, les colonels Derschoet Pannewitz, deux lieutenants-colonels, deuxmajors, deux capitaines et deux lieutenants, quide cette sorte se trouvèrent chargés de juger leprince royal, de Katt et de Keith, ce dernier parcontumace. Les deux généraux votèrent contremort du prince ; mais les autres membres duconseil condamnèrent le prince royal et sesdeux aides-de-camp à avoir la tête tranchée.La consternation était générale. Plusieurs per-sonnes, et entre autres une madame de Kamke,firent en ce moment, et relativement à sonfils, les plus fortes représentations àGuillaume,mais ce fut sans succès.

Pour le coup, M. de Sekendorff vit bien quele prince était perdu s’il ne venait à son se-cours ; et il se persuada qu’après avoir renduun premier service à la maison d’Autriche , endétournant l’alliance de l’Angleterre, il lui en